Bâtiment / Newsletter du 1 Juillet 2019

Des projets écolos et solidaires pour reconstruire Notre-Dame



Des projets écolos et solidaires pour reconstruire Notre-Dame

Dans la multitude de projets de reconstruction de la cathédrale Notre Dame de Paris, deux tendances semblent émerger chez les architectes : celle d’une restauration fidèle à l’originale, et celle d’une modernisation, aussi bien dans les matériaux que dans les usages du lieu.
 

C’est le cas de l’architecte Nicolas Laisné. Pour ce dernier, « accepter de participer à cette compétition sous-entend implicitement que l’on veut transformer la silhouette d’origine de cet édifice religieux sur lequel chaque période a laissé sa trace au cours des 800 dernières années », explique-t-il au Point.
 

Son projet ? Reconstruire la charpente en bois et non en métal comme le proposent d’autres cabinets. Une façon selon lui de soutenir la filière bois en France au moment où le gouvernement entend accélérer son développement. A ceux qui pourraient s’inquiéter du déboisement engendré, il répond : « En France, on a aujourd’hui tout à fait assez de ressources pour reconstituer la cathédrale en bois. Il faut savoir qu’on en exporte 60 % directement en Chine pour en faire des meubles. Alors on peut bien garder un peu de bois pour refaire Notre-Dame. » L’architecte n’entend pas pour autant reconstruire à l’identique et entend bien aménager la charpente pour la rendre accessible au public. Une façon selon lui de s’inspirer du « mystère » du lieu.
 

D’autres ont des projets encore plus avant-gardistes. Nicolas Abdelkader, du studio Nab, a imaginé remplacer l’ancienne charpente par une serre en bois. Une proposition qui a beaucoup fait parler d’elle sur les réseaux sociaux. « La serre permettrait à ces gens de se former, de se réinsérer dans la société en travaillant la terre », indique l’architecte. Il imagine également transformer la nouvelle flèche en un rucher, en hommage aux ruches qui ont survécu pendant l’incendie. « Nous pourrions y produire le fameuxnectar des dieux”. »
 

Ralph Nauta et Lonneke Gordijn, du studio Drift à Amsterdam, proposent eux de fabriquer des ardoises à base de déchets plastiques extraits des océans. Ceci grâce à un partenariat avec Clean Up, l’ONG du jeune néerlandais Boyan Slat qui souhaite dépolluer les océans grâce à des filets dérivants géants.
 

Si l’idée d’une Notre-Dame en plastique peut choquer les puristes, celle-ci a l’avantage d’éviter la coupe de milliers d’arbres tout en donnant un signal fort pour le recyclage. De quoi réellement inscrire Paris dans le XXIe siècle.
 

Sources :

https://www.lepoint.fr/societe/notre-dame-de-paris-nicolas-laisne-ouvrons-le-toit-de-notre-dame-au-public-24-04-2019-2309169_23.php

https://www.18h39.fr/articles/projets-ecolos-citoyens-pour-reconstruire-notre-dame-de-paris.html



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