Mobilité / Newsletter du 1 Avril 2019

Qui sont les huit opérateurs de trottinettes électriques à Paris ?



Arrivées en juin 2018 à Paris avec Lime, les trottinettes électriques en libre-service se multiplient avec pas moins de huit opérateurs. Avec pour tous le même objectif : atteindre l’équilibre financier en gagnant une masse critique d’utilisateurs. Et éviter une interdiction pure et simple de leur service par la mairie, comme ce fut le cas en 2018 à San Francisco où les opérateurs avaient « oublié » de demander une autorisation et généré un certain nombre de nuisances.
 
Derrière cette irruption de deux-roues acidulés sur nos trottoirs, on retrouve justement deux start-up californiennes : Lime et Bird, qui ont respectivement levé 765 et 715 millions de dollars en seulement deux ans. Et ont été les premières à s’installer en France à l’été 2018.
 
Lime et Bird on été suivi dès la rentrée par un service concurrent lancé par l’application de VTC estonienne Bolt (ex-Txfy). Puis une multitude de start-up allemandes : Tier, Flash, Wind, et suédoise pour Voi, qui peinent à se démarquer. Dernier arrivé en date : Hive. Un service lancé le 7 mars en joint-venture par Daimler et BMW.
 
Toutes ces entreprises ont en commun d’utiliser des trottinettes électriques robustes, dotées d’un GPS et d’un QR code qu’il suffit de scanner avec un téléphone pour les déverrouiller.
 
Côté prix, ceux-ci sont tous alignés sur ceux de Lime : 1 euro de « prise en charge » puis 15 centimes du kilomètre.
 
Après s’en être servi, on dépose ensuite l’engin où l’on veut, dans un périmètre délimité par l’application selon le principe du geofencing. Et de préférence, en respectant les règles de stationnement. C'est à dire hors de la chaussée, et ne créant pas une nuisance ou un danger. Pas facile, quand les opérateurs de trottinettes se multiplient. Et que des bouches de métro connaissent une véritable saturation avec des dizaines de trottinettes stationnées autour.
 
Si la mairie de Paris se veut accompagnatrice de ce nouveau mode de transport, elle n’exclut pas à l’avenir une redevance pour utilisation commerciale de l’espace public. Taxe qui mettra une pression supplémentaire sur un marché déjà très concurrentiel. Et où peu d’informations filtrent sur la rentabilité ou le nombre d’engins vandalisés.
 
Sources :
https://www.cnews.fr/france/2019-02-12/paris-qui-sont-les-7-operateurs-de-trottinettes-electriques-en-libre-service-de-la


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